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Présentation

Présentation
Depuis 842, date des Serments de Strasbourg qui inaugurent le premier texte écrit en français jusqu'à l'Ordonnance de Villers-Cotterêts du 25 août 1539 qui impose l'usage du français dans les décisions juridiques, mais plus officiellement depuis 1992, « la langue de la République est le français » selon l'article 2 de la Constitution française. En effet, la révision constitutionnelle du 25 juin 1992 vient conférer une valeur constitutionnelle à notre langue. Principe qui a été rappelé et élargi par la loi n°94-665 du 4 août 1994 relative à l'emploi de la langue française qui fête, en cette année 2025, ses 31 ans.  Porté par Jacques Toubon, alors Ministre de la Culture et de la Francophonie, ce texte suscita de l'incompréhension, voire de la raillerie, parmi les relais d'opinion et les médias. Or il n'avait pour objectif que de défendre l'emploi du français dans les différentes circonstances de la vie sociale telles que le travail, la publicité, les médias, les services publics, l'enseignement et la recherche. 

Aujourd'hui, en 2025, la loi Toubon qui indique que "la langue française est un élément fondamental de la personnalité et du patrimoine de la France" révèle son ardente nécessité : la baisse du niveau scolaire (attestée par le classement international PISA), la méconnaissance des règles de l'orthographe, de la conjugaison, de la grammaire, la baisse notable du vocabulaire, la revendication du plurilinguisme, la concurrence de l'anglo-américain, l'invention de l'écriture inclusive et la trivialité médiatique font peser de lourdes menaces sur la langue française. Depuis 2017, les enseignants et les professeurs d'université découvrent avec effarement des copies à ce point criblées de fautes qu'en d'autres temps, elles auraient valu un zéro pointé au brevet des collèges. Certains lycéens accèdent en seconde alors qu'ils n'ont pas le niveau requis et savent à peine lire, écrire ou s'exprimer correctement. Les universités, les écoles de commerce et d'ingénieurs sont obligées d'introduire dans leur enseignement des exercices de remise à niveau en orthographe. Des entreprises proposent des cours d'orthographe à leurs salariés car sa méconnaissance devient un handicap éliminatoire dans les recrutements et les évolutions professionnelles. 

A qui cette baisse du niveau orthographique est-elle due ? De nombreux linguistes estiment que la cause est à rapprocher de l'enseignement primaire. Les classes hétérogènes entraînent un nivellement par le bas des connaissances en français. L'apprentissage de la lecture par la méthode globale (au détriment de la méthode syllabique - la plus efficace) accentue la dysorthographie et la dyslexie des élèves. Le temps consacré en classe à la maîtrise du français (oral et écrit), que ce soit en primaire, au collège ou au lycée, diminue chaque année en France. La pratique de la rédaction et de la dissertation, la lecture de textes littéraires, la transmission des règles de grammaire et de conjugaison, la mémorisation de poèmes et de fables emblématiques, la dictée quotidienne qui sont les meilleurs moyens d'acquérir un vocabulaire étendu et une orthographe parfaite sont décriées par les pédagogistes contemporains qui gangrènent le Ministère de l'Education Nationale. A l'extérieur de l'école, l'addiction à la télévision, aux jeux vidéo et aux réseaux sociaux entraîne un rejet des exercices scolaires et un affaiblissement de l'expression tant écrite qu'orale. En 2017, une circulaire gouvernementale relative aux règles de féminisation, invite "à ne pas faire usage de l'écriture inclusive" et au "respect du formalisme propre aux actes de nature juridique, les administrations relevant de l'Etat doivent se conformer aux règles grammaticales et syntaxiques, notamment pour des raisons d'intelligibilité et de clarté de la norme". (Circulaire validée par l'arrêt du Conseil d'Etat du 28 février 2019). Une nouvelle circulaire datée du 6 mai 2021 et émanant du Ministère de l'Education Nationale déclare "qu'il convient de proscrire le recours à l'écriture dite "inclusive" qui utilise notamment le point médian pour faire apparaître les formes féminines et masculines d'un mot employé au masculin lorsque celui-ci est utilisé dans un sens générique". Mais ces circulaires ne sont pas appliquées. En novembre 2017, 300 fonctionnaires de l'Education Nationale s'engagent, contre l'avis de leur ministre, à ne plus enseigner la règle de la prééminence du masculin sur le féminin en classe, certains allant même jusqu'à enseigner à leurs élèves comment écrire en "inclusif". Dans ses communications, l'Académie Française a toujours mis en garde contre l'écriture dite "inclusive" et dénonce "un péril mortel" pour la langue car cette écriture "aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l'illisibilité". Malgré le droit positif et les déclarations officielles, force est de constater que certains partis politiques (gauchistes), certains enseignants (gauchistes), certains fonctionnaires (gauchistes), certains éditeurs (gauchistes), certaines associations (gauchistes), certaines entreprises (se déclarant inclusives), certains syndicats (gauchistes) cèdent peu à peu face à la pression du LOBBY de l'écriture inclusive. 

Face à la déliquescence de la langue française qui scandalise nombre d'enseignants et de professeurs, l'association ORTHOGRAPHIA souhaite, en relation avec le Parlement français, que soit interdite, définitivement, l'utilisation de l'écriture inclusive par l'Education Nationale, l'ensemble des administrations, des médias, des entreprises, des syndicats, des associations.  L'association ORTHOGRAPHIA souhaite, en relation avec le Parlement français, que l'Académie Française (et elle seule) soit la seule autorité pour endiguer les tentatives de saccage de la langue française et d'américanisation de notre langue (les anglicismes et les barbarismes devant être exclus du Dictionnaire Officiel de l'Académie Française). Les statuts de l'Académie Française fondée par le Roi LOUIS XIII en janvier 1635 précisent que "la Principale mission de l'Académie sera de travailler avec tout le soin et toute la diligence possible à donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences". L'association ORTHOGRAPHIA souhaite, en relation avec le Parlement français, que les documents administratifs, les publications, les revues, les manuels scolaires, les communications écrites et numériques diffusés en France et dans les Territoires d'Outre-Mer soient rédigés en langue française telle qu'elle est codifiée par l'Académie Française. L'association ORTHOGRAPHIA souhaite enfin, en relation avec le Parlement français, que l'écriture inclusive soit définitivement interdite et que la violation de cette interdiction soit sanctionnée par une forte amende. 

Telles sont les 3 missions de l'association ORTHOGRAPHIA : sensibiliser les élus et les parlementaires aux menaces qui pèsent sur la langue et l'orthographe françaises ; défendre, promouvoir et faire aimer la langue française afin qu'elle demeure la plus riche, la plus précise et la plus féconde des langues européennes ; sauvegarder l'orthographe française et entretenir sa vitalité en France et dans le monde francophone en participant à des colloques et à des événements nationaux. 

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